Tubing sur le Rio Guape
L’activité à ne pas rater dans les environs de Mesetas. Et c’est plus compliqué que cela en à l’air, puisque c’est très saisonnier, généralement accessible qu’entre janvier et mars, en saison plus sèche. Et c’est en lisant ce post Tubing sur le Rio Guape que tu vas vite comprendre pourquoi!
Transport-Trajet
Nous passons de nouveau par l’agence Llanos Tour. Mais qui sous-traite à une autre agence, Cristales. En effet toujours dans l’optique de partager les revenus du tourisme, il faut que le guide soit un local des environs du Rio Guape. Donc soit les agences ont parmi leurs employés, des guides originaires de là. Mais pour 3 mois de saison seulement, où ces guides sont redéployables sur les autres activités proposées le reste de l’année (rafting, randos,…).
Ce qui fait que tôt le matin à 6.00 dans les rues désertes de Mesetas, nous nous rendons à l’Agence Llanos Tour.
Où un 4×4 vient nous récupérer pour faire 150m et nous amener à l’agence Cristales!
Là on attend… personne et on monte dans un mini-bus. Pour une longue route, une heure et demi… Sur la carte ci-dessous, c’est le tracé le plus à gauche (le rafting étant collé à Mesetas, et celle entre les 2 correspond à la rando Arenales).
D’abord sur du goudron… puis sur une piste. Mais le paysage est beau et le guide et le chauffeur plutôt silencieux.









Seul village sur la route, nous faisons un stop à Jardin de la Peña. Sa rue principale, ses nids et son occupation militaire. Car là en avançant vers Uribe, le bout de la route, on entre encore plus dans les zones de dissidence des FARC.
A noter que le conflit a laissé ici le même fléau qu’ailleurs sur la planète: les mines anti-personnelles. Surtout posées par la guérilla pour ralentir les opération de l’armée à leur encontre. Il y a donc un gros programme de déminage!
Ensuite on reprend la route pour la seconde moitié du trajet….le temps d’apercevoir un toucan (mais pas la même marque que celui de la veille)… et de finir la nuit, pour certain(e).
Bizarrement, en plein milieu de la piste, des travaux et celle-ci devient alors bétonnée. L’objectif est d’atteindre Uribe, pour une livraison du chantier en … 2030. Puis après, si « Dios Quiere », rejoindre San Augustin et donc ouvrir la région à la zone de Cali.



Après il manque encore quelques ouvrages d´art. Mais certains le découvre trop tard, comme l’absence de ce pont.
Arrivée
Une fois sur site, c’est le moment de prendre le petit-déjeuner local, inclus dans le package vu l’heure du départ très matinale.
Briefing
Comme pour le rafting, l’activité commence par un briefing. Ici, pas de bateau donc mais une bouée.
Pour les tubings « récréatifs » de la Côte Caraïbe, un chambre à air de camion suffit. Ici, avec la force de la rivière et les parois rocheuses très abrasives, nous sommes sur du matériel plus évolué. Poignées car nous voguons par cague de 3, en tenant la bouée du voisin. Et un revêtement résistant aux frictions avec la roche.
On attend ensuite notre tour pour la photo devant les panneaux, pour le souvenir. bon en fait on finira par faire un selfie vite fait, la queue étant longue, toutes les agences commençant ici. Et arrivent `la même heure.
Marche d’approche
S’ensuit 15 minutes de marche pour arriver au point de départ. D’abord sur le plat au ñilieu des champs.
Puis, après cette petite pause, des escaliers pour descendre au cœur du canyon.
Les bouées finissent d’ailleurs par un autre trajet….
Descente du Rio Guape
Alternant des zones très étroites, très sombres donc très impressionnantes, comme la première, dès notre mise à l’eau.
Puis des zones où cela s’élargit un peu…. et où on met le pied à terre pour recevoir des informations sur le lieu.












Les deux guides, le responsable, car local, et son accompagnant venu se former et filmer l’aventure, pour la promotion touristique de la zone au futur congrès du tourisme à Bogota, se r´2vèlent beaucoup plus bavards et sympas que le début le laissait entendre.
On reprend la mer et cela se ressert de nouveau.
Il y a, comme pour le rafting une zone de portage. En effet les courant sont traîtres et des rochers affleurent. Car ici, ne pas croire qu’il suffit de se laisser porter par le courant. Le boulot du guide est fondamental et très physique. Il pousse, il tire, ils nous oriente vers le meilleur passage avec le maximum de sécurité. mais dans ce rapide, nous ne pouvons nous aventurer.
Mais pas de répit, de retour à la baille. Qui est fort fraîche, arrivant tout droit de la montagne.
Arrêt refrigrerio, comprendre goûter (tu sais que les colombiens aiment manger…) sur une petite plage, accessible à pied. Nous ne transportons pas notre collation.
De nouveau une partie très sombre, aux formations rocheuses majestueuses. Du jamais vu pour ma part.
Dans laquelle nous nous arrêtons de nouveau, pour la photo et un complément d’informations. Et la photo évidemment!
Par exemple c’est ici que l’on peut constater à quelle hauteur peut monter l’eau en saison pluvieuse. Des troncs d’arbre sont restés coincés.
Enfin le dernier tronçon, tout aussi beau! Même si remettre son derrière dans l’eau froide est de plus en plus dur!
C’est enfin, à proprement parler le bout du tunnel, le fleuve s’élargit. Un dernier rapide et nous mettons pied à terre pour reprendre le camion qui nous remontera jusqu’au point de départ.
Bon plus de batterie sur la GoPro, pas le temps d’en changer, donc plus de photos de cette partie là. La moins intéressante de toute façon.
Au retour, nous nous arrêtons sur un petit pont qui ne paie pas de mine. A première vue, car il y a peu nous passions dessous!
Retour, déjeuner inclus toujours à la finca (là encore pas de photo, bizarre), rôle de traducteurs pour une famille de 4 français, arrivés dans la nuit (transfert aéroport Bogota- Mesetas), ne parlant quasiment pas espagnol. Pour les consignes et les infos,, c’est moyen. Puis, fort chanceux, en plus de la valise pas arrivée, ils sont tombés en panne sur la piste. Nous les attendrons donc pour 2h pour les ramener….
Bilan
Activité splendide, à faire obligatoirement si tu es dans la zone. Enfin à la bonne saison, car tu l’as compris en saison pluvieuse, le courant est beaucoup trop dangereux. Donc entre janvier et mars. Plus chère que les autres (entre 350 et 380 milles pesos – 85 et 95 euros) surtout à cause de la distance depuis Mestas et donc la logistique.
En tout cas, cela les vaut, 2h et 3km de pure émerveillement!










































































































































Ça a l’air confortable…
Mais il faut aimer l’eau !
Impressionnantes les gorges !
Pour quelqu’un qui ne craint ni l’eau , ni l’obscurité , et ne souffre pas de claustrophobie c’est vraiment une pure merveille !