Villamizar au Museo Nacional

Villamizar au Museo Nacional

Enfin, enfin! Originaire de Pamplona, cet artiste métallier avait occupé beaucoup de place sur ce blog. a preuve, si tu cliques sur les articles liés à ce thème. Sauf que depuis que Lina a quitté Cucuta, un peu le berceau de l’homme, nous n’en avons plus reparlé. Mais grâce à notre dernière visite culturelle, il a resurgi dans ma vie. D’où ce post, Villamizar au Museo Nacional.

Aperçu

L’avantage de ses œuvres, comme celles de Negret, c’est qu’elles sont résistantes. Mais aussi monumentales pour beaucoup. Donc elles ornent souvent les jardins ou les cours intérieures des musées. En parcourant mon article sur cette re-découverte du musée, tu as pu les entre-apercevoir.

Et ce ne seront pas une, ni deux, ni même trois œuvres qui nous sont offertes. Mais 5!

Puerta del Sol – Porte du Soleil

Commençons par cette première sculpture en fer oxydé se dresse comme un seuil monumental, réinterprétant le passage sacré de la cité de Tiwanaku à travers une géométrie radicale. Ses plaques massives s’imbriquent pour délimiter un vide central, transformant l’ouverture en un cadre puissant qui capture la lumière et l’espace environnant. Un portail d’acier qui relie la rigueur de l’abstraction moderne à la grandeur architecturale des civilisations andines.

Recuerdos de Machu Pichu n°4 – Souvenirs du Machu Pichu n°4

En acier noir, elle délaisse le volume plein pour une géométrie aérienne faite de plans inclinés et de découpes angulaires. Elle capture l’essence des terrasses incas en superposant des plaques de métal qui semblent défier la gravité, créant un rythme visuel entre ascension et équilibre. Une évocation monumentale de la cité perdue où le métal industriel se plie à la mémoire des pierres millénaires du Pérou.

Construccion Muisca – Construction Musica

Cette sculpture en fer oxydé s’approprie les codes de l’architecture précolombienne à travers un assemblage rigoureux de plans horizontaux et verticaux. Elle réinterprète l’héritage indigène en une structure abstraite et modulaire, où chaque plaque de métal semble empilée pour édifier un temple géométrique miniature. Un dialogue puissant entre la modernité du matériau industriel et la mémoire ancestrale des hauts plateaux andins.

Plaza Ceremonial – Place Cérémoniale

Cette sculpture-ci explore l’horizontalité et l’ouverture à travers un agencement complexe de plans en fer oxydé. L’œuvre abandonne la verticalité du corps pour suggérer un espace public sacré, où les plaques de métal imbriquées créent une topographie géométrique invitant au recueillement. Une architecture de l’invisible qui transforme la matière brute en un lieu de rencontre rituel aux lignes épurées.

Traje Ceremonial – Costume cérémonial

Celle-ci est exposé dans le jardin de l’autre aile, celle amenant à la sortie définitive du Musée.

Cette sculpture s’impose par une structure rigoureuse de plaques d’acier noir qui réinvente la verticalité du corps humain. L’œuvre délaisse toute courbe pour une abstraction géométrique pure, où le métal soudé dessine une armure solennelle jouant avec les pleins et les vides. Un vêtement rituel figé dans le fer qui transforme la rigidité industrielle en une parure sacrée monumentale.

2 commentaires sur “Villamizar au Museo Nacional

  1. De l’art brut mais élégant !
    Et fait pour durer…mais je ne saisis pas toujours le message.

  2. Art brut , moderne agréable à regarder pas toujours facile d’en comprendre le sens .

Alors qu'en penses-tu?