Silvia Trail le récit
Tu le découvriras lus tard, donc crois-moi sur parole, le retour a été rock’n’roll. Donc je suis déjà un peu en retard pour le premier article de la série Silvia Trail. Et avant toute chose, il convient de commencer par le but du voyage, la course. Que je te raconte dans Silvia Trail le récit.
Avant-course
Deux étapes, d’abord à notre arrivée en ville, et après avoir pris nos quartier à l’hôtel, la récupération du kit. Ou l’on croise nos premiers Misak. Dont on reparlera aussi.
Puis la préparation, qui va des dernières courses (compliquées au village, peu fourni) à la préparation du matos et du petit-déj.
Levé
Parce que réveil à 3h30, pour un départ à 5h00 ça pique. Tu n’as pas vraiment les yeux en face des trous, il vaut mieux donc que tout soit au point.
J’arrive sur la place principale, le premier. A peine les organisateurs sont en train d’installer le matériel. AH si les fêtards dans un sale état qui tentent de rentrer chez eux. Ou pas.Il fait frais, normal nous sommes quand même à 2600m d’altitude.
Départ
C’est avec 30 minutes de retard (5h30) que les 58 inscrits sur ce 42K s’élancent.
Pour la suite, dans le coeur de la course je te propose de te remémorer le profil de l’épreuve, ces 42 km et ses 3500 m de dénivelé positif prévus.
Après à peine 2km, on attaque la première montée au soleil levant.
Là ça va encore, même si je sens bien qu’il y a un truc qui va coincer. En tout cas ça monte raide, droit dans le pentue dans des prés à vache. Mais là on comprend pourquoi nous sommes venus. On me l’avait annoncé comme le plus beau trail de Colombie et en 10km je suis totalement d’accord.
Deuxième montée, et c’est là que je commence à me rappeler que l’on m’avait aussi annoncé que c’était le plus dur maratrail du pays. De loin. Je souffre, pas de jambes. Pas de douleurs mais pas d’énergie. Et je n’arrive déjà plus à manger. Mais je monte. Jusqu’au resguardo, la réserve sacrée Misak.
Puis si il y a montée, il y a forcément descente. Car sur ce trail pas de plat, pas de trocha pour voiture à suivre, tu passes d’une vallée à l’autre par les sentiers de chèvres. Enfin de vaches plutôt. Descente sèche et glissante, qui fait mal au quadris.
Je suis à ce moment là au fond du trou, au sens propre comme figurer. Je cours avec Luz une sacrée traileuse. Qui se demande aussi si elle ne va pas se retirer. Elle pour cheville tordue, moi pour fatigue généralisée. Je lui propose de continuer jusqu’au 2e ravito et d’en discuter là.
Là elle reprendra du poil de la bête et repartira sans que je ne m’en aperçoive. Ce qui donc me donnera à moi aussi le coup de fouet pour repartir. Car nous attend la difficulté du jour, 700m de D+. Mais comme j’ai réussi à avaler un bout de … patate salée, je suis mieux. Ou moins pire. Mais bon je ferais quand même un kilomètre en …. 31 minutes.
Le paysage est toujours splendide mais la brume se lève.
En haut je retrouve 2 coureuses dont Luz et je fais la connaissance de Camilo. Que l’on retrouvera plus tard.
Et oui j’ai une sale tête.

Final
On nous a dit, il ne reste plus que de la descente, mon œil! Encore 3 côtes qui cassent pattes et moral. Qui auraient sans effet sur un trail normal, mais après 3000m de D+, elles vont me faire souffrir. Je suis doublé par d’autres coureurs, ce qui n’est jamais non plus très réconfortant.
Heureusement je suis donc avec Camilo, qui lui, sans bâton, respect, a les genoux qui grincent. Nous finiront donc en marchant vite et en discutant. Jusqu’au abords du village.
Nous avons déjà dépassé les 42K et les 3600m de D+ prévu, et il faut encore monter à l’église de Belem qui domine le village. Avant de redescendre sur la place principale. Où Lina m’attend, ayant bouclé ses 21km depuis quelques heures déjà.
Et le fait que Lina soit là nous permet d’avoir accès à un document d’exception:
Bilan
43,5 km, 3788m de D+ et plus de 11h20 de course. Un cauchemar rêvé ou un rêve cauchemardé. Paysages magnifiques, gens extraordinaires mais une coure trop dure.
A l’arrivée, une médaille, une boisson, une banane et une petite fierté quand même d’avoir dompté ce monstre. Même dans un temps catastrophique.
Mais je tenterais une analyse plus fine lors de la communication des résultats.









































































































Ne serais tu pas un peu fou ???
Bientôt la diagonale du fou ?
Et respect quand même ! Bravo !!!
Félicitations aussi à Lina !
C’est vraiment époustouflant ! Bravo à tous les 2 , mais quelle folie !!!