Mostar

Mostar

Cinquième ville du pays, avec à peine 65.000 habitants, c’est donc Mostar qui nous accueille en repartant, en train, vers l’ouest. Je te la présente donc maintenant.

Hébergement

Comme nous ne nous n’y sommes pas pris à l’avance, nous trouvons un rez-de-chaussée dans une petite maison excentrée. Mais tout confort, climatisation (fort utile avec les plus de 40° de l’été en Bosnie centrale). Et même une machine à laver.

Première visite nocturne

Vers 19h00 nous repartons explorer la ville pour une première visite nocturne.

Et nous arrivons donc au symbole de la ville, le vieux pont de Mostar. Très encombré!

Rivière

Comme à Sarajevo, la ville est coupée en deux (est-ouest) par une rivière, la Neretva. La même dont nous avons suivi les gorges pour arriver depuis Sarajevo (ah mince l’article viendra plus tard…). Mais là c’est une vraie rivière de montagne, d’un bleu profond (et attirant quand il fait 40° dehors) et les berges sont fort découpées.

Mosquées

Bien évidemment, de nombreuses mosquées occupent les quartiers de la ville.

Ainsi qu’un hammam historique transformé en musée.

Cathédrale

Des églises aussi, dont une cathédrale flambant neuve dans les quartiers croates de l’ouest, récemment reconstruite.

Eglises orthodoxes

Pour compliquer le tout, Mostar qui s’est déchirée entre croates catholiques et bosniaques musulmans, comptait également quelques serbes. Donc 2 églises orthodoxes se trouvent en ville. L’ancienne, petite et caché, c’est ainsi que les ottomans avaient accepté la présence de cette religion durant leur occupation. Et la grande en pleine reconstruction depuis la fin de la guerre.

Bulevar

J’en profite pour te présenter ici le « Bulevar », qui fut l’endroit le plus dangereux pendant la guerre de Bosnie, puisque c’était la ligne de front, entre les musulmans à l’est et les croates à l’ouest. J’aurais au départ imaginé que ce fut la rivière. Mais nous en reparlerons!

Centre-ville

Le centre-ville est donc la partie historique de la ville.

Et donc ce fameux pont, dont l’image est mondialement connue. Comme son sort.

Commandé par le sultan Soliman le Magnifique pour remplacer un pont suspendu en bois vétuste et instable, l’ouvrage est conçu par l’architecte Mimar Hayruddin, élève du célèbre Sinan.

Inauguré en 1566 après neuf ans de travaux, l’arc en pierre calcaire de Tenelija, tendu à 24 mètres au-dessus des eaux de la Neretva, représente une prouesse technique sans précédent pour l’époque. Pendant plus de 400 ans, il s’impose comme le symbole d’union entre l’Orient et l’Occident, liant les communautés musulmanes et chrétiennes établies de part et d’autre du fleuve.

Pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, Mostar devient le théâtre de violents affrontements entre les forces croates du HVO et l’armée bosniaque. Le 9 novembre 1993, sous les tirs répétés de l’artillerie croate, la structure pluri-centenaire cède et s’effondre dans les eaux de la Neretva. La destruction du pont, abondamment filmée, devient l’une des images emblématiques de la barbarie du conflit et de la volonté de détruire le patrimoine culturel partagé.

Après la fin de la guerre, un projet international d’envergure est lancé sous l’égide de l’UNESCO et de la Banque mondiale pour reconstruire le pont.

Des plongeurs de l’armée française repêchent une partie des pierres d’origine au fond du fleuve, et les maîtres bâtisseurs réutilisent les carrières locales ainsi que les techniques d’assemblage ottomanes du XVIe siècle (mortier traditionnel, agrafes en fer scellées au plomb). Le pont reconstruit est inauguré le 23 juillet 2004 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO l’année suivante, rétablissant ainsi la tradition historique des plongeurs locaux qui sautent depuis son sommet.

Impossible d’y faire une photo sans foule. Sauf si tu vas sur sa réplique, plus petite, sur un affluent. Lui aussi reconstruit, car il se sera effondrée en 1999, fragilisé par les bombardements.

Architecture

Petit point sur le reste des bâtiments que tu peux observer à Mostar.

Sculptures et stèles

A tous les coins de rues, entre l’histoire de l’Herzgovine, les héros de la seconde guerre mondiale et les martyres de la guerre de Bosnie…

Cimetières

Là aussi, malheureusement, chaque espace un peu dégagé est devenu, dans les année 1992-1995, un lieu de repos pour les soldats et civils morts durant ces jours funestes.

Marchés

Nous en visiterons 2, assez opposés: l’un dans le quartier très touristiques, avec plutôt de l’artisanat et des souvenirs.

L’autre dans un quartier populaire, plutôt croate, où nous ne passerons pas inaperçus à acheter melon et pêches.

Fresques

Trop présentes durant l’année, je ne m’y suis pas attardé pendant ce périple. Sauf celles concernant les clubs de foot. Mais je te laisse quand même ces 2 exemplaires, I Love Mostar et une autre qui fleurait bon la Colombie.

Monument aux héros de la Seconde Guerre Mondiale

Le plus insolite, et nous avons du payer de notre personne pour l’atteindre, car totalement hors des zones touristiques. Pourtant de pure style socialiste, il est grandiose et …. abandonné.

TouRUNisme

J’ai couru, seul, Lina est un peu fatiguée, en direction d’une zone assez peu peuplée puis les collines de l’est.

Je finis avec quelques vues lointaines, et l’article est bouclé, tu connais toi-aussi Mostar.

Ah j’oubliais la carte….

2 commentaires sur “Mostar

  1. Une petite ville qui mérite vraiment le détour ! Merci de me l’ avoir fait découvrir avec tes belles photos .

  2. Joli ville !
    Si on faisait plutôt des ponts que des monuments aux morts ou des fresques ! Même s’il est bien beau ce lieu !

Alors qu'en penses-tu?