Couvent Santo Ecce Homo
Après le plus gros cochon-tirelire du monde, un peu de sérieux, de culture et d’histoire avec la visite du majestueux couvent Santo Ecce Homo. Et cela commence d’abord avec comprendre la différence entre monastère (l’appellation courante du lieu par les populations locales ou les guides touristiques9 et couvent, qui est le vrai rôle de ce lieu. Car je ne la connaissais pas! Tu es prêt(e)?
Un couvent est généralement un lieu où vivent des religieux ou religieuses d’un ordre actif, souvent en ville, avec des activités tournées vers la communauté.
Un monastère, en revanche, est destiné à des moines ou moniales d’un ordre contemplatif, souvent isolé, centré sur la prière et la vie retirée.
Le Convent du Santo Ecce Homo (souvent appelé simplement Ecce Homo) est un trésor de l’époque coloniale situé à environ 13 km de Villa de Leyva, sur la route de Santa Sofía. Fondé en 1620 par les pères dominicains, c’est un lieu empreint de sérénité, surnommé le « Monument National du Silence ».
Présentation du couvent
L’IA me propose 3 grands points pour présenter ce lieu en début de cet article.
1. Une architecture fossilisée
L’une des particularités les plus fascinantes du couvent est son sol. La cour intérieure et les couloirs sont pavés de pierres extraites de la région, qui regorgent de fossiles (ammonites et bivalves) visibles à l’œil nu. On dit même que certains fossiles représenteraient du maïs ou des fleurs pétrifiés, symbolisant la fusion entre la nature préhistorique et la foi chrétienne.
2. Le style Hispano-Mudéjar
Le bâtiment est un magnifique exemple d’architecture coloniale mêlant des influences espagnoles et mauresques (mudéjar) :
- le cloître : une cour centrale carrée, très fleurie, entourée d’arcades à colonnes massives en pierre et adobe.
- l’église : elle possède un impressionnant retable doré et un plafond en bois finement sculpté où l’on peut voir des motifs de soleils, de lunes et d’ananas, ajoutés pour aider à l’évangélisation des populations indigènes en utilisant leurs propres symboles.
3. Un centre culturel et historique
Initialement construit comme un lieu de repos pour les frères dominicains âgés, le couvent est aujourd’hui un musée. On peut y voir :
- une collection riche d’art religieux (peintures et sculptures du XVIIe au XIXe siècle).
- une salle dédiée à l’histoire de l’évangélisation et aux traditions du peuple Muisca.
- une curiosité artistique : une peinture du Christ dont les yeux semblent s’ouvrir et se fermer selon l’angle sous lequel on la regarde.
Visite
Les extérieurs
Avec des bâtiments plus modernes autour, abritant les bureaux des dominicains, ainsi qu’un centre de retraite ouvert au public.
Pour le bloc ancien du monastère, quelques vues…
L’entrée
Coût modique à préciser (10.000 pesos, moins de 2,5 euros).
L’église
Comme tout couvent il y a un lieu de culte. Que nous visitons en premier.
Tu as même un étage, avec la possibilité de sonner les cloches (enfin en douce…)
Et quelques salles attenantes, qui servent de musée religieux.
Partie Musée
Ensuite tu te plonges dans l’histoire du lieu, qui date quand même des années 1620. Et qui a une histoire bousculée, avec les phases de guerres d’indépendance. Un petit point également sur l’ordre des dominicains, dont ce site servait de préparation aux missions d’évangélisation des indigènes du pays mais aussi de « maison de retraite » pour frères âgés.
On y trouve aussi de nombreux objets de la construction comme de la vie quotidienne des occupants.
Ou encore des lieux de vie, comme une cellule de prêtre ou le réfectoire.
Cloître
Magnifique et silencieux, ces salles sont disposées autour d’un cloître et des 33 arcades. Et un puit au centre.
Fossiles
Et puis il y a ces fameux fossiles dont la région regorge littéralement. Une salle et quelques explications y sont consacrées.
Cependant le plus impressionnant reste l’utilisation de ces vestiges du passé dans la construction! Murs, sols ou même sculpture de Jésus….
Impressionnant.
Cimetière
Nous terminerons la visite par la cimetière attenant. En effet 400 ans d’existence cela doit en faire du monde là. Et bien pas tant que cela.
Comme très souvent, mes derniers mots seront pour te conseiller fortement la visite si tu es dans la zone. Même si éloigné de Villa de Leiva, un détour n’est pas si complexe à organiser. Et vaut donc le déplacement.
















































































Un lieu magnifique et bien conservé.
Les religieux avaient bon goût et pas mal d’argent… Ça faisait une belle maison de retraite !
Une visite sous le ciel bleu…c’est extra !
Pour le prix, ne pas se priver !
Une belle visite , au calme , des lieux apaisants .
Jolis tous ces fossiles .