L’étrange passion colombienne pour la Palestine

L’étrange passion colombienne pour la Palestine

Évidemment la situation des palestiniens, surtout dans la bande de Gaza est catastrophique. Bien sûr le peuple colombien n’est pas le seul à manifester et à se montrer solidaire pour arrêter le massacre des victimes innocents. De mon côté, ce n’est pas une zone que je connais, ce n’est pas une histoire que je maîtrise. Donc si je déplore les victimes collatérales, je n’ai ni avis tranché ni position à défendre dans ce conflit israélo-palestinien. Par contre j’ai une curiosité légitime, puisque je vis ici, celle de comprendre l’étrange passion colombienne pour la Palestine.

Les traces

Partout! Sur les murs…. en peinture.

Ou en affiche:

Sous forme de drapeau, aux balcons ou aux fenêtres

Mais aussi au fronton de certains bâtiments publics, telle la bibliothèque.

Dans les manifestations…

Ou en juteuses affaires, juste avant les dites manifestations.

L’analyse

Aidé par la fameuse IA, bien que je l’ai orienté car je me doutais bien d’où venait cette étrange passion….

Depuis l’arrivée au pouvoir de Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire colombienne, la Colombie s’est engagée dans une politique étrangère audacieuse, parfois déroutante, qui place la Palestine au cœur de ses préoccupations diplomatiques. Ce positionnement, qui dépasse la simple solidarité humanitaire, soulève des questions sur les motivations profondes de cette alliance et sur le rôle des partis de gauche dans sa mise en œuvre.

Une rupture historique avec Israël

En mai 2024, la Colombie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël, qualifiant son gouvernement de « génocidaire » dans sa conduite de la guerre à Gaza. Cette décision, saluée par le Hamas comme une « victoire », a été suivie d’une série de mesures concrètes. Suspension des achats d’armement israélien, interdiction des entreprises israéliennes dans les salons de défense, et nomination d’un ambassadeur colombien en Palestine.

Une directive présidentielle pro-palestinienne

En août 2025, Petro a signé une directive présidentielle (Directive No. 07) qui institutionnalise le soutien à la Palestine dans toutes les branches de l’État colombien. Cette directive impose :

  • la promotion de l’aide humanitaire à Gaza,
  • l’intégration du récit palestinien dans la formation des diplomates,
  • la révision des contrats avec Israël,
  • le soutien aux actions judiciaires contre Israël devant la Cour internationale de justice.

Cette mesure, passée presque sous silence médiatique, a été qualifiée d’« obsessionnelle » et « bizarre » par des observateurs internationaux, notamment le Simon Wiesenthal Center.

Une gauche colombienne en croisade

Le soutien à la Palestine ne vient pas uniquement du sommet de l’État. Les partis de gauche, réunis dans le Pacte Historique, ont toujours affiché une sympathie pour les causes anti-impérialistes. Petro lui-même, ancien guérillero du M-19, a longtemps exprimé son admiration pour la lutte palestinienne, qu’il qualifie de « combat pour la liberté ».

Dans les universités, les syndicats et les mouvements sociaux, le drapeau palestinien est devenu un symbole de résistance. Des campements pro-palestiniens ont été installés sur les campus, et des manifestations de soutien à Gaza ont été organisées dans les rues de Bogotá et même à New York, où Petro a défilé aux côtés de Roger Waters, appelant à la création d’une « armée mondiale pour libérer la Palestine ».

Entre idéal et calcul géopolitique

Mais cette passion soulève des interrogations. Pourquoi un pays sans lien historique ou géographique avec le conflit israélo-palestinien s’investit-il autant ? Est-ce une posture morale sincère ou une stratégie pour se positionner comme leader du Sud global ? Petro semble vouloir défier l’hégémonie américaine et s’inscrire dans une logique de diplomatie alternative, quitte à s’attirer des sanctions et des critiques virulentes.

Une diplomatie qui divise

À l’international, la position colombienne a provoqué des réactions contrastées. Israël a accusé Petro d’antisémitisme, tandis que des pays comme le Brésil et l’Afrique du Sud ont salué son engagement. En Amérique latine, cette rupture pourrait inspirer d’autres gouvernements de gauche à reconsidérer leurs relations avec Israël.

Voilà expliquer en mots simples, ce dont je me doutais beaucoup!

2 commentaires sur “L’étrange passion colombienne pour la Palestine

  1. Les relations internationales sont fluctuantes.
    Mais on peut quand même s’interroger…
    Difficile de ne pas avoir de l’empathie pour les palestiniens traités sauvagement par leurs voisins israéliens. Et compliqué d’approuver ce gouvernement israélien colonisateur !

  2. On suit comme on peut ce conflit israelo-palestinien et on est surtout effaré par ce que vivent les populations civiles. Et maintenant les USA qui bombardent le Venezuela ! !!

Alors qu'en penses-tu?